1ers paniers pour l’AMAP de Tressin

18 janvier 2010

Les bons légumes de l’AMAP

lundi 18.01.2010, 05:06 -- La Voix du Nord

 

1ere livraison amap

 

| TRESSIN |

Carottes, poireaux, pommes de terre, oignons, potiron, endives, navets et carottes sans oublier un bouquet de laurier odorant… Au total, 5 kg de bons légumes frais. …

De quoi remplir le beau panier de Felix et Pauline, jeunes Ascquois venus en voisin. Au total, jeudi, ce sont trente adhérents de l’AMAP qui ont pu se fournir en légumes frais issus de la production d’Olivier Dhellemes de Bourghelles.

 

 

Olivier Dhellemmes maraîcher pour l’AMAP de Tressin

12 janvier 2010

Olivier a quitté les hôtels de luxe pour mettre les mains dans la terre

jeudi 12.11.2009, 05:03 -- La Voix du Nord

photo olivier dhellemmmes

Olivier Dhellemmes a été formé à la culture d’endives de terre par son père, ancien endivier.

| BOURGHELLES |

Il a claqué la porte sur vingt-trois ans de vie professionnelle. Fui Bruxelles et son bling-bling pour renouer avec la tradition familiale, l’agriculture. Quitte à remonter l’exploitation de son père, abandonnée depuis six ans. Neuf mois après son installation, Olivier Dhellemmes, 42 ans, s’apprête à fournir une AMAP, une association pour le maintien de l’agriculture paysanne.

PAR MARIE VANDEKERKHOVE

villeneuvedascq@lavoixdunord.fr PHOTO LA VOIX

Il parle anglais, espagnol et italien couramment. Ce Bourghellois mûri en Belgique n’est jamais aussi heureux que lorsque, sur les marchés d’Annappes, de Marcq-en-Baroeul ou de Croix, il joue les polyglottes. C’est la seule concession qu’il octroie à son passé de directeur de restauration d’un hôtel « quatre étoiles plus » aux Sablons, le quartier chic de Bruxelles.

Il y a un an, Olivier Dhellemmes a plaqué son job. Exit les horaires de fou, « Je commençais à 7 h, je rentrais chez moi à 1 h le lendemain . » Finies les courbettes aux Romano Prodi et autres édiles européens. « Mon boulot, c’était beaucoup de stress et de bling-bling. J’en ai eu assez du manque de sincérité ».

Alors il a fait ses bagages, emmené sa femme et trois de ses six garçons. Retour à Bourghelles chez papa et maman, à 41 ans. La révélation, il l’a eue le 14 juillet 2008 : « Nous avions assisté aux festivités en famille, ma femme et moi nous sommes dit que la campagne, c’était vraiment bien … » Quatre mois après, il donne sa démission. Sous les regards ahuris de ses collègues, qui lui opposent la crise.

Lui ne pense qu’à sa vocation tardive : l’agriculture. Quand il était jeune homme, l’idée ne l’emballait guère. Son père était endivier, travaillait la terre comme les deux générations qui l’avaient précédé. « Mes frères et moi lui donnions des coups de main, sans plus. Deux travaillent dans la pub, le troisième dans le dessin industriel. » Olivier apprend la cuisine à l’école hôtelière de Tournai. La vie l’éloigne de la Pévèle. « Je suis parti à 18 ans pour des vacances en Belgique. Elles ont duré vingt-trois ans », s’amuse-t-il. Premier job comme commis de salle. Le Bourghellois grimpe les échelons, toujours dans l’hôtellerie de luxe. « J’aurais pu devenir directeur, avec un peu plus de stress. » Mais il se fait rattraper par les racines.

Ce n’est pourtant pas le choix de la facilité : « Mon père a pris sa retraite six ans auparavant. Il avait vendu tout son matériel », se souvient Olivier, qui s’est installé en mars. Le fils se retrousse les manches, le père passe quelques coups de fil. Ensemble, ils remontent une serre d’occasion dans le jardin de 2 000 m², « trois semaines de galère ». Grâce aux conseils de papa, Olivier redécouvre la vie des champs. Et s’impose une culture « naturelle », sans traitement, « qui pourrait déboucher sur du bio ».

« J’ai commencé par des salades, des endives de pleine terre, des carottes… J’apprends tout », énumère Olivier. Sa femme, ibère, l’aide, « elle a vécu en Espagne, à la ville, elle n’y connaissait rien, confondant la mâche et les mauvaises herbes », s’amuse le néo-rural.

Cet amoureux de la gastronomie se lance illico dans la production haut de gamme : la tomate Coeur-de-boeuf, le basilic pourpre, le melon… Séduisant la clientèle des marchés chics des environs. Son secret : vendre ses produits avec des fiches recettes. « En ce moment, une soupe à la carotte avec lait de coco et coriandre ». L’année prochaine, il s’est promis de planter des légumes anciens pour vanter le velouté de panais aux pétoncles. Le jeune agriculteur déborde de projets : il rejoindra l’AMAP de Villeneuve-Tressin le 1er décembre, ouvrira un point de vente le 1er janvier à Bourghelles. Pour l’instant, Olivier n’a qu’un regret : « Ne pas avoir changé de vie avant ». •

 

Un premier panier de légumes pour les Amapiens et les Amapiennes

9 janvier 2010

Jeudi, un premier panier de légumes pour les Amapiens et les Amapiennes

samedi 09.01.2010, 05:06 -- La Voix du Nord

réunion amap tressin

| TRESSIN |

Cette fois, ça y est, la première AMAP de Lille-Est existe vraiment ! …

Les AMAP, ce sont les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, qui fleurissent dans le giron de la veine écologique. Le principe est de créer un lien direct entre un paysan et des consommateurs, qui s’engagent à lui acheter sa production, à un prix équitable et en le payant par avance. On en connaît une bonne dizaine dans le Nord, dont celles de Lomme, d’Ennevelin et des Weppes. Et désormais, celle de Tressin.

OAS_AD(‘Position1′);

« C’est un jour mémorable, dit le président de l’association, Bernard Comble, il a fallu un an d’efforts pour créer cette association ». Devant lui, jeudi soir dans la salle municipale, trente « Amapiens » et « Amapiennes » ravis. Des gens de Tressin, mais aussi de Villeneuve-d’Ascq et de toute la Pévèle, qui sont venus signer un contrat, et les chèques qui les engagent pour trois mois, avec Olivier Dhellemmes, le producteur de Bourghelles bien connu pour avoir été restaurateur dans une vie antérieure. Un ami du bien-manger.

Le rendez-vous est pris : tous les jeudis soirs, chacun trouvera à la salle polyvalente de Tressin un panier de légumes frais, d’une valeur moyenne de 12 E. • E. D. (CLP)

 

Tressin :Article VDN : AG du 28 juin 2009

10 juillet 2009

Pévèle -- Mélantois

Une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne est née

dimanche 05.07.2009, 04:51 -- La Voix du Nord

| TRESSIN |

Un comité de pilotage, constitué de conseillers municipaux de Tressin et Villeneuve-d’Ascq, d’associations telles que Défense Tressin Nature et Avenir, a réussi à fédérer l’espoir, l’attente et l’envie de familles désireuses d’alimentation saine, de solidarité avec le monde paysan et d’une autre façon de vivre. Une AMAP est née.

Pour concrétiser ces perspectives, a été créée, une première AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne)sur le territoire du Val-de-Marque. L’assemblée générale de la nouvelle association s’est tenue dimanche dernier dans la salle d’activités de la commune de Tressin. Du regroupement à l’automne 2008 de Tressinoises et Tressinois désireux de promouvoir une alimentation saine, de préserver les terres agricoles, de favoriser la solidarité, a germé l’idée de créer une (ou des) AMAP et d’implanter un producteur maraîcher paysan sur une partie des terres agricoles de Tressin.

Une première réunion d’information, le 13 janvier avec une quarantaine de participants, suivie le 13 février d’une réunion publique et ce sont près de 80 familles supplémentaires qui se déclarent intéressées. Depuis, un blog sur internet amapdetressin.unblog.fr, de multiples contacts et au final, une liste de plus de 150 familles.

Un simple article dans un journal et ce sont des dizaines d’appels au numéro indiqué. En fait, la démonstration d’un engouement certain, d’une attente indiscutable, pour une production maraîchère sans engrais ni pesticide.

Des rencontres avec les élus du secteur et de la communauté urbaine, des entretiens avec des producteurs potentiels : peu à peu, le projet se construit.

LMCU s’engage pour des terrains dans la zone dite « du Fort » à Tressin, des « candidats » maraîchers qui se font connaître sur la voie du « bio », il ne restait plus qu’à créer l’AMAP pour confirmer le potentiel de « consomm’acteurs ».

C’est ce qui vient d’être réalisé dimanche, en présence d’une grosse trentaine de participants issus d’une soixantaine de « primo-adhérents » confirmés. De cette assemblée constitutive, le conseil d’administration a été créé, composé de 19 membres.

Le chemin est encore long, mais chacun espère vivement que toutes les conditions seront réunies pour que la culture commence au printemps 2010. Rendez-vous est donc pris. •

Courriel d’invitation à l’AG du 28 juin 2009

27 juin 2009

« Une A.M.A.P. près de chez nous »,

à Tressin : création de l’association

Bonjour,

Depuis quelque temps, les démarches pour créer des AMAP dans le Val de Marque avancent bon train.
 
La prochaine étape est la constitution de l’AMAP de Tressin en tant qu’association de citoyens.
 
L’assemblée générale des « Val de Marquois » aspirants à une évolution des relations entre consommateurs et producteurs aura lieu le
dimanche 28 juin de 10h à 12h à la salle d’activités de la mairie de Tressin.
 
A cette occasion : 
- seront exposés les projets portés par le comité de pilotage AMAP du Val de Marque
- seront proposés les statuts de l’association
- sera constitué un bureau conforme aux statuts
- seront débattus et décidés les orientations et les actions pour atteindre l’objectif des premiers paniers en début 2010.
 
Même si le cadre dans lequel se développe ce projet est précis (soutiens, charte, statuts, objectifs), il n’en reste pas moins que le résultat de ces démarches sera ce que tous en aurons fait. La participation à cette étape de création de la première AMAP du Val de Marque est importante. Cette importance se mesure premièrement d’un point de vue individuel puisque les premiers contrats avec les producteurs seront bâtis en fonction du nombre des primo adhérents. Ensuite, elle se mesure du point de vue collectif puisque d’autres enjeux, principalement environnementaux, sont présents. 
Compte tenu du délais assez court entre ce courrier et la date de l’Assemblée Générale, nous vous proposons si vous ne pouvez venir ce dimanche 28 juin, de manifester, avant le 26 soir,  sur le mail ou au téléphone ci-dessous, une confirmation de votre souhait d’être un « consomm’acteur ». Vous pouvez également nous envoyer un courrier à l’adresse de la mairie de Tressin. Vous serez ainsi recensés comme primo adhérents  et nous pourrons, sans aucun doute, organiser rapidement d’autres rencontres.
 
A bientôt,

le comité de pilotage AMAP du Val de Marque
 
Nb : pas de doute, la proposition de statuts ci-joint est largement inspirée des statuts de l’AMAP de Lomme. Ils peuvent, bien sur, être amendés..

AMAP 59 le 18/06/2009

courriel et courrier envoyé aux 150 familles ayant manifesté leur intêret pour le projet

22 mai 2009

 

« Une A.M.A.P. près de chez nous », à Tressin : un bilan au goût de promesse

Depuis maintenant 1 an, la promotion des circuits courts et le projet de créer une ou plusieurs Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne ont fait du chemin.

Cette démarche, initiée par des élus des communes de Tressin et de Villeneuve d’Ascq, répond à la prise de conscience collective qui anime les citoyens depuis peu. Les crises alimentaires, énergétiques, écologiques, économiques et sociales mettent tout le monde d’accord : nous ne pouvons continuer ainsi ! Pour autant, que faire à notre niveau ?

Notre ambition consiste à permettre à ceux qui le souhaitent d’avoir une réponse à cette question. En créant et développant des circuits courts sur le territoire du Val de Marque, les objectifs sont multiples. Les principaux objectifs sont de proposer aux populations une alternative de consommation (écologique et solidaire), d’améliorer les conditions d’exercice des métiers agricoles sur le territoire de nos communes et enfin de contribuer à préserver un environnement rural en pérennisant et en développant de l’agriculture diversifiée.

Le premier résultat recherché est bien sûr de disposer chaque semaine d’une production maraîchère de grande qualité gustative, sans herbicide, pesticide, ou engrais chimiques. Le prix de cette production, achetée sous forme de contrat annuel avec le producteur en direct, sera juste pour les clients comme pour le producteur.

Un autre enjeu consiste à créer ou développer une activité économique pérenne et rentable et ainsi d’encrer une agriculture biologique au sein de nos communes, au cœur des populations. Le cahier des charges est,certes, ambitieux et exigeant, cependant, la charte des AMAP nous garantie le respect des principes de l’agriculture paysanne : petites fermes, liens étroits entre consommateurs-citoyens et producteur, respect des principes d’une production 100% bio.

L’environnement est l’une de nos principales préoccupations. Nous n’en sommes plus à le préserver, il est déjà tellement abîmé. Favoriser l’implantation d’exploitations agricoles orientées bio permet donc de régénérer les sols, de diversifier les paysages, d’implanter les haies permettant à la biodiversité locale de se réapproprier son habitat.

Pour être à la hauteur de ces enjeux, le comité de pilotage du projet composé d’élus et d’associatifs locaux redouble d’énergie pour mettre en relation les clients, constituants les AMAP, avec les exploitants (installés ou à installer). Cela avec le soutien des pouvoirs publics communautaires (LMCU) et des municipalités volontaires.

Bien évidemment, en partant de rien, la tâche est ardue. Pour autant, grâce au soutien progressif de nombreux acteurs : élus, techniciens communautaires, associations… et surtout grâce à l’engagement des futurs clients des AMAP, nous avons réussi à faire bouger des lignes !

A ce jour, forts d’un fichier d’environ 150 familles potentiellement adhérentes, nous commençons à peser sur les orientations futures du foncier agricole. De plus, nous pouvons rassurer les porteurs de projets exploitants (3 nous ont contacté à ce jour) qu’ils recherchent des terres ou qu’ils possèdent leur exploitation qu’ils souhaiteraient faire évoluer en bio et en vente directe.

Il est nécessaire de pouvoir compter sur une base citoyenne large (les clients et les bénévoles), c’est pourquoi, fin juin 2009, nous vous proposerons lors d’une assemblée générale, la création de l’AMAP de Tressin en tant qu’association. Dès lors, notre perspective sera d’assurer les premières récoltes au printemps 2010.

Si entre temps vous souhaitez nous faire part de vos remarques, vos souhaits, surtout contactez nous. En effet, ces démarches sont collectives et nous avons besoin les uns des autres pour faire évoluer le projet.

De préférence par courriel : amapdetressin@hotmail.fr

 AMAP 59 le 19/05/2009

L’agriculture paysanne et les circuits courts : une alternative durable à la crise !

28 mars 2009

L’agriculture paysanne et les circuits courts : une alternative durable à la crise !

Dans le cadre des rencontres et débats citoyens encouragés par la municipalité de Tressin, l’économiste Jean Gadrey, professeur émérite à l’Université de Lille1, a exposé le mercredi 11 mars 2009, son analyse des difficultés dans lesquelles notre monde, et donc la France, sont empêtrés.

Plus qu’une crise du capitalisme financier, c’est en réalité une crise systémique qui se développe, une crise sociale, économique, écologique enfin, car les logiques de production et de consommation l’emportent toujours sur toute autre considération, entraînant les dégâts que nous ne cessons désormais de constater.

Trop plein de richesses et de déchets au nord, progression préoccupante de la faim au sud. Détérioration du lien entre les hommes et détérioration de l’état de la planète en tous lieux. Le bilan est alarmiste.

Insistant sur la nécessité d’envisager désormais tout projet, global, national ou local, à l’aune des enjeux du triptyque économique, écologique et social, Jean Gadrey envisage des alternatives qui permettent de s’écarter des ornières actuelles. Ainsi il pointe et soutient particulièrement le potentiel que recèle l’économie sociale et solidaire. Il remarque que les démarches qui se mettent alors en œuvre sont des leviers à saisir pour les citoyens. Les projets et actions sont ancrés dans les territoires connus de tous et ont une relation intrinsèque avec les attentes locales. Enfin les modes de gouvernance sont démocratiques. En se les appropriant, les citoyens peuvent faire bouger les lignes et convaincre ainsi les décideurs d’évoluer eux aussi.

Au sujet de la production alimentaire en France, il considère d’ailleurs que le retour à une agriculture paysanne respectueuse de l’environnement, le développement et le soutien des circuits courts sont non seulement une réponse aux enjeux écologiques, le moyen de préserver la biodiversité et de rompre avec l’uniformité grandissante des paysages ruraux, mais aussi une proposition alternative intelligente et durable du point de vue économique et social. En effet, selon ses projections, ces démarches permettraient de créer 500 000 emplois dans les deux décennies à venir, dans un secteur qui perd des actifs depuis des décennies.

Considérons enfin que cela permettrait de surcroit aux populations de participer à la conception et à l’évolution de leur environnement proche, paysager, économique et social mais également relationnel.

Des perspectives ambitieuses, mais surtout réalistes, quand on les met en rapport avec ce que nous déplorons chaque jour. Un encouragement éclairé et étayé qui renforce donc notre détermination à œuvrer dans le sens de l’intérêt général pour créer nos Amap.

Maryan Lemoine

Article La Voix du Nord 23/02/09 Réunion du 13 fevrier pour la création d’une AMAP à Tressin

24 février 2009

 Qui veut manger de bons légumes ?

  • Actualité Villeneuve

      Qui veut manger de bons légumes ?

    lundi 23.02.2009, 05:07 -- La Voix du Nord

    |  NATURE |

    C’est fois, l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) à Tressin -- Villeneuve-d’Ascq est sur les rails.

    Voici une dizaine de jours, les instigateurs de l’AMAP de Tressin ont tenu une deuxième réunion publique. Mercredi, les membres du comité de pilotage en ont dressé le bilan. Ces membres sont Olivier Gaya, le porteur du projet, Maryan Lemoine et Luc Roman pour Tressin, Nathalie Constant pour Villeneuve-d’Ascq et Bernard Comble, de l’Association défense Tressin nature.

    Les questions lors de la réunion témoignaient de la concrétisation du projet : « Que devient le panier de légumes pendant les vacances ? Qu’y a-t-il exactement dans le panier ? »

  • Il y avait 150 personnes, à qui il a été proposé de remplir une fiche avec trois possibilités : « Je souhaite être informé, je souhaite faire partie comme amapien, je souhaite faire partie comme producteur ». Quelque 47 familles, de 7 ou 8 communes se sont engagées, surtout de Tressin (16) et Villeneuve (18) 43 familles « souhaitent être tenues au courant de l’avancée du projet » et un participant souhaite être producteur ! Par le bouche à oreille, une quinzaine de retours supplémentaires ont été enregistrés. Devant un tel engouement, deux ou trois AMAP sont envisagées. Reste à trouver les terres !
  • L’AMAP de Tressin a concrétisé son existence avec un courriel (amapdetressin@hotmail.fr), un blog (http://amapdetressin.unblog.fr). C’est bientôt l’heure de la soupe ! • F. B.

Article Nord Eclair du 16/02/09 réunion publique d’information pour une AMAP à Tressin

22 février 2009

 imgp15071.jpg imgp1509.jpg

Nord éclair – Lundi 16 février 2009

  • CONSOMMATION

Félix PENNEL > correspondant local

L’AMAP franchit une étape

L’Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) entre Tressin et Villeneuve d’Ascq met les agriculteurs et les habitants d’accord, même s’il reste des obstacles à surmonter.

« Si vous êtes ici, c’est que vous confrontés à un problème d’alimentation » a déclaré en préambule Bernard Comble, de Défense Tressin Nature, lors de la réunion d’information sur l’AMAP, la semaine dernière. Une AMAP c’est quoi ? C’est une association entre agriculteurs et habitants pour maintenir une agriculture paysanne de proximité. Les adhérents reçoivent un panier de légumes hebdomadaires (courgettes, aubergines, salades, choux,…) capable de nourrir une famille avec deux enfants pour la semaine.

L’AMAP des Weppes, créé en 2007, propose aujourd’hui des paniers à 12€, le système est donc très intéressant pour le consommateur, surtout que bientôt … ce sera bio ! « C’est un abonnement de 48 semaines sur les 52 que compte l’année, explique Romuald, un paysan maraîcher de cette AMAP. Si la récolte est mauvaise, ou au contraire si elle est bonne, ça fait des paniers en plus ou en moins. 48 c’est un équilibre pour minimiser le risque ». Et si le producteur a beaucoup de travail, il peut faire appel à des clients pour un petit coup de main.

En tout cas à Tressin, la municipalité accueille l’idée les bras ouverts.  « La ville est à fond dans le projet, confirme le maire, René Gabrelle. Tressin possède une dizaine d’hectares disponibles, et il est possible d’y consacrer une partie ».

Préserver le foncier

Cette AMAP est en réalité un moyen de remplir plusieurs objectifs : préserver le monde rural et l’agriculture paysanne, mais aussi « sauvegarder au maximum le terrain foncier de Tressin et conforter les liens sociaux entre les communes » déclare Bernard Comble.

Dans le public, les questions fusent. Certains remettent en cause les 12€ par panier. « Il faut bien que le paysan vive … Et puis 12€ pour une semaine je pense que ce n’est pas grand chose ! » affirme Laurence Carré, représentante de l’AMAP des Weppes. La question du bio soulève également des interrogations. « Les cantines municipales seront bientôt obligées de servir du biologique » selon René Gabrelle. Cependant, les terres de Tressin devront encore attendre un peu pour être labellisées bio, « il faut du temps pour purger les sols ».

Pour un agriculteur présent dans le public, « le projet est très bien ! Il amène un marché, répond à une demande, et permet de valoriser le travail du producteur », explique t-il.

Cette réunion d’information aura porté ses fruits, chacun a pu se faire une idée précise du rôle de l’AMAP. 45 familles se sont déclarées intéressées. Et de l’aveu même de Nathalie Constant, adjointe à Villeneuve d’Ascq, « c’est beaucoup plus que ce qu’on espérait ! ».

Réunion publique du 13 fevrier 2009

20 février 2009

 réunion du 130209 réunion du 13 fevrier

L’A.M.A.P. de Tressin en voie de création.

 La première grande réunion publique du 13 février pour l’élaboration d’une A.M.A.P. à Tressin a connu un succès incontestable : plus de 150 personnes s’étaient déplacées pour y assister.

Elle fut animée par Olivier Gaya, conseiller municipal à Tressin et promoteur de ce projet, Bernard Comble, président de Défense Tressin Nature, Romuald Botte exploitant de l’A.M.A.P. de Hantay, Laurence Carré, cliente témoin de Hantay, Nathalie Constant, Adjointe au maire à Villeneuve d’ascq, Dominique Peyre animatrice de l’association « Avenir », Maryan Lemoine, conseiller municipal à Tressin.

Grâce à ces intervenants, expliquant leurs parcours et expériences personnels, chacun a pu comprendre ce qu’était une A.M.A.P.  ( Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) et y trouver les éléments qui leur permettraient d’adhérer à ce projet :

- D’abord : consommer des produits sains, sans engrais ni pesticides, en circuit court évitant les transports onéreux et polluants.

- Ensuite : créer des liens solidaires avec l’exploitant en payant leur panier à l’avance, lui assurant de ce fait, un revenu décent, dans une atmosphère conviviale.

- Enfin : préserver la ruralité de nos communes en assurant un développement économique écologique.

A la fin de cette réunion, 90 personnes ou familles se sont déclarées intéressées par la création de cette A.M.A.P., dont 47 prêtes à adhérer.

Forts de ce succès, les acteurs de ce projet vont poursuivre leurs démarches afin que cette nouvelle façon de consommer voie le jour au plus vite .

Louisette Crombet

Métropole : une AMAP de plus

29 avril 2009

M. et Mme Ruhant livrent les premiers paniers de légumes aux adhérents de l’AMAP

mercredi 22.04.2009, 04:48 -- La Voix du Nord

 L'agriculteur a dû adopter une autre façon de travailler comme il l'explique à François Dufour. L’agriculteur a dû adopter une autre façon de travailler comme il l’explique à François Dufour.

| VIE AGRICOLE |

Ces agriculteurs de Pérenchies ont réussi à livrer aux adhérents de l’AMAP de Lomme, un mois seulement après l’accord conclu avec l’association, les paniers de légumes de saison. Ce sont ainsi 30 familles qui vont en profiter mais la liste d’attente est longue.

 

PAR DIDIER BOUDRY

OAS_AD(‘Position1′);

« On nous avait parlé d’un petit panier mais il a fallu aller chercher un plus gros sac pour emporter tout ce qu’avait mis M. Ruhaut , explique la secrétaire de l’AMAP (association de maintien de l’agriculture de proximité) de Lomme. Car la première livraison représentait un événement. En tant qu’association, l’AMAP avait demandé une salle à la mairie. À charge pour chacun de venir retirer son panier ce jour-là ou de s’arranger avec un autre amapien. Ni l’AMAP ni l’agriculteur n’assurent de livraisons à domicile.

Par contre M. et Mme Ruhant sont présents pour indiquer la manière de cuisiner les légumes. un système de fiche recettes est même à l’étude. « Notre salle se situe au sous-sol d’un bâtiment, mais elle prend de magnifiques couleurs dès que les caisses de légumes sont livrées », apprécie la secrétaire.

« Au début on cherchait une autre façon de vendre, ajoute Patrick Ruhant. On savait qu’on avait des bons produits mais les clients ne revenaient pas. Nous nous sommes donc orientés vers les marchés et avons contacté les AMAP.  » Installé depuis 20 ans, le couple a donc ouvert son magasin voici quatre ans dans cette exploitation familiale d’un peu plus de 3 ha. « C’était difficile pour nous de procéder à la vente directe car nous sommes trop loin de la ville. Il y a aussi une concurrence au niveau des prix et la proximité de la coopérative Le Panier vert.  » note Isabelle.

« Cette ouverture directe vers le consommateur a complétement changé notre façon de travailler  », indique l’agricultrice tandis que son mari rappelle avoir subi les prix imposés par la grande distribution, les contraintes et aussi parfois « on remballait malgré la qualité de produits !  » Bientôt, avec les marchés et l’AMAP, c’est la totalité de la productionqui ira au consommateur, sans intermédiaire. •

> M. Réhant, rue à Prune, route de Quesnoy à Pérenchies ; amap.lommedeterre

 

Pas de tomate à Noël
C’est le mot d’ordre des AMAP qui invite à consommer les légumes de saison. « C’est remettre les pieds sur terre avec les saisons, on était hors sol », expliquent ses responsables. Ces paniers représentent également une surprise à chaque fois car l’agriculteur livre en fonction de ses récoltes. Chacun cherche alors quel plat il peut confectionner ou demande à son voisin. « Ça permet aux gens de se parler à nouveau », apprécie Patrick Ruhant. Pour sa première livraison, son épouse avait préparé des toasts avec des fans de radis, pour la plus grande surprise des consommateurs. La preuve que tout est utilisable quand le légume n’est pas traité, répond celle-ci. « Maintenant, il faut agir, ajoute une amapienne, je vais me mettre à la cuisine. » Pour M. Dufour, d’Europe écologie, qui est venu découvrir le fonctionnement de cette nouvelle AMAP, c’est la preuve qu’on peut recréer du lien social et surtout un lien de confiance